Un violent incendie s’est déclaré dans la soirée du mardi à Kikwit, chef-lieu de la province du Kwilu, causant d’importants dégâts matériels. Le sinistre a ravagé trois gros véhicules, une voiture ainsi qu’une maison, sans que les flammes ne puissent être maîtrisées à temps.
Selon les informations recueillies sur place, l’incendie s’est produit près du pont Lukemi, dans la commune du même nom, sur un parking non officiel aménagé à proximité de cet ouvrage. Plusieurs produits agricoles et articles divers chargés dans les véhicules ont également été réduits en cendres.
À l’origine du drame, un débris de cigarette jeté dans l’un des véhicules par un membre de l’équipage. Le feu s’est rapidement propagé, attisé par des matières inflammables, provoquant une panique générale parmi les riverains et les conducteurs présents.
Interrogé à ce sujet, le maire de la ville de Kikwit, Abbé Ngiama, a confirmé les faits tout en déplorant l’impuissance des autorités face à l’incendie, en raison de l’absence de moyens adaptés.
« Un boy chauffeur était en train de fumer. Ils ont jeté des cotons de cigarettes dans le véhicule et cela a causé l’incendie. Trois gros véhicules, une voiture et une maison ont été brûlés. À Kikwit, nous n’avons même pas un véhicule anti-incendie. Nous étions là à regarder. Un jour, ce genre d’incident peut toucher des stations de carburant et coûter des vies humaines », a déclaré le maire.
Il a, par la même occasion, lancé un appel pressant à l’assistance des autorités provinciales et nationales, afin de doter la ville de Kikwit d’un service de lutte contre les incendies, indispensable pour prévenir de tels drames.
L’absence d’un corps de sapeurs-pompiers opérationnel demeure en effet une difficulté majeure pour cette ville à forte activité économique. Entre août et octobre 2025, au moins deux incendies majeurs ont déjà été enregistrés à Kikwit.
Le premier avait frappé le marché central de Kazamba, détruisant des dizaines de moulins, de dépôts de marchandises et d’étalages. Le second, survenu en octobre, avait coûté la vie à deux enfants d’une même famille, morts dans l’incendie de leur maison alors qu’ils regardaient la télévision tard dans la nuit. Les parents, grièvement blessés en tentant de les sauver, avaient survécu, mais l’habitation avait été entièrement consumée.
Bosco Kiaka/ac

