Le gouverneur Grâce bilolo à officiellement réagi à l’invitation lui adressée par le Bureau de l’Assemblée provinciale alors que le réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation continue de susciter une vive attention au Kongo Central.
Saisi dans le cadre de l’examen du réquisitoire sollicitant l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire à son encontre, le Bureau de l’Assemblée provinciale avait invité le chef de l’Exécutif provincial à une rencontre d’information. En réponse, le gouverneur Bilolo a adressé une correspondance officielle au président de l’organe délibérant, dans laquelle il accuse réception de l’invitation.
Selon le document rendu public, le gouverneur exprime sa disponibilité de principe à répondre à la démarche institutionnelle de l’Assemblée provinciale. Toutefois, il indique ne pas être disponible à la date initialement proposée, en raison d’un déplacement officiel à Kinshasa, où il est appelé à prendre part à un atelier national placé sous le haut patronage du Président de la République.
Dans cette correspondance, Grâce Bilolo sollicite ainsi un léger report de la rencontre, tout en proposant une nouvelle date rapprochée, traduisant, selon plusieurs observateurs, une volonté de maintenir le dialogue dans le respect des formes institutionnelles.
Cette attitude, qualifiée de retenue institutionnelle et de diplomatie politique, contraste avec la tension habituellement observée dans des procédures de cette nature. Loin d’une posture de confrontation, le gouverneur semble privilégier le respect des mécanismes républicains, dans un dossier issu d’un audit de l’Inspection générale des finances (IGF) et désormais porté sur le terrain judiciaire.
cette réponse est perçue comme une reconnaissance de l’autorité de l’organe délibérant et du processus en cours. Elle intervient dans un contexte où l’opinion publique, de plus en plus attentive aux questions de gouvernance et de reddition des comptes, attend des institutions provinciales des actes clairs en matière de transparence et d’État de droit.
Tout en rappelant que la présomption d’innocence demeure un principe fondamental, cette séquence marque une étape importante dans les relations entre l’Exécutif et le Législatif provinciaux. Entre exigences judiciaires, équilibres politiques et pression citoyenne, le dossier Bilolo s’impose désormais comme un test majeur pour la crédibilité des institutions du Kongo Central.
La suite dépendra des décisions du Bureau de l’Assemblée provinciale et de la manière dont les différentes parties géreront ce moment sensible, où chaque geste et chaque prise de position continuent de peser lourdement dans l’opinion publique.
Bosco Kiaka



