Le Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central s’est réuni ce lundi 26 janvier 2026, dans la salle des plénières, pour examiner le réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation sollicitant l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire à l’encontre du gouverneur de province, Grâce Bilolo.
Cette réunion intervient à la suite de la saisine officielle de l’Assemblée provinciale par le ministère public, conformément aux procédures légales et constitutionnelles en vigueur. Elle marque une étape institutionnelle importante dans le traitement de ce dossier sensible, qui retient l’attention de l’opinion publique provinciale.
Selon l’Honorable Billy N’Tunga, rapporteur de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, le Bureau a pris la décision d’inviter le gouverneur de province. Cette invitation vise à lui notifier personnellement l’existence du réquisitoire émanant du Procureur général près la Cour de cassation.
Il ne s’agit donc pas, à ce stade, d’une autorisation de poursuites judiciaires, mais d’une démarche préalable d’information institutionnelle, destinée à garantir la transparence et le respect des règles établies.
Cette décision s’inscrit dans le principe de collaboration entre les institutions provinciales, notamment entre l’Assemblée provinciale et le Gouvernement provincial. Elle vise à préserver l’équilibre des pouvoirs publics et à éviter toute précipitation dans un dossier à forte portée politique et judiciaire.
En procédant ainsi, le Bureau de l’Assemblée provinciale entend agir dans le strict respect des normes institutionnelles, tout en assurant que le gouverneur concerné soit pleinement informé avant toute autre étape.
Et Après ?
La suite de la procédure dépendra notamment :
de la réaction du gouverneur après cette information officielle, de la reprise des travaux parlementaires et d’une éventuelle plénière de l’Assemblée provinciale, seule habilitée à se prononcer sur la demande d’autorisation formulée par la Cour de cassation.
En attendant, cette réunion du Bureau pose un cadre clair, l’affaire est traitée sur le plan institutionnel, dans le respect des procédures, sans préjuger de la suite judiciaire du dossier.
Bosco Kiaka

