En République démocratique du Congo, le débat autour de l’opposition et de la participation aux prochaines discussions politiques s’élargit. Stéphane Muadi Van, président du Mouvement Réformateur Congolais (MRC), entend faire savoir que la plateforme C64 ne constitue certainement pas, à ses yeux, l’unique force politique opposée à la gestion actuelle du pays.
Dans une vidéo, l’acteur socio-politique affirme que le MRC se considère également comme une force vive de l’opposition congolaise et entend prendre part aux débats.
« Le C64 n’a pas le monopole de l’opposition. Il devra faire avec nous, le MRC »,
fait savoir Stéphane Muadi Van, qui estime que la population congolaise doit pouvoir bénéficier d’une large diversité de choix politiques.
Selon lui, le MRC souhaite notamment porter un projet axé sur les réformes institutionnelles, la relance économique, l’amélioration des conditions de vie au Congo et un plan Marchall pour l’implication des jeunes dans la société congolaise à tous les niveaux.
Stéphane Muadi Van critique par ailleurs la classe politique traditionnelle, qu’il accuse d’avoir déçu une grande partie de la population au fil des années. Il estime qu’une nouvelle génération d’acteurs, davantage axée sur la compétence, l’intégrité et la vision, doit pouvoir émerger sur la scène nationale.
Le MRC doit être associé aux discussions
Alors que le pouvoir envisage un dialogue national inclusif, Stéphane Muadi Van souhaite également que les différentes composantes de l’opposition soient prises en compte dans les éventuelles discussions.
Il adresse ainsi un message clair aux autorités de Kinshasa :
« si un dialogue doit être organisé, celui-ci ne devrait pas se limiter à un seul groupe ou personnalités politiques. »
« Félix Tshisekedi doit savoir qu’il existe beaucoup d’autres forces politiques en présence.
Il doit imperativement inviter les autres à la table des discussions », soutient le président du MRC.
Une position qui intervient alors que le paysage politique congolais connaît une multiplication de plateformes et d’initiatives visant à peser dans les prochaines échéances politiques.
Une opposition au changement constitutionnel
Sur la question constitutionnelle, le MRC maintient également son opposition farouche à toute révision ou modification de la Constitution destinée, selon Stéphane Muadi Van, à permettre une prolongation du pouvoir présidentiel.
Le mouvement estime que les priorités immediats devraient plutôt porter sur les nombreux problèmes sociaux, économiques et sécuritaires auxquels la population est confrontée chaque jour.
Une place revendiquée pour la jeunesse
Stéphane Muadi Van entend enfin faire de la jeunesse l’un des principaux piliers de son projet politique. Il déplore que de nombreux jeunes Congolais soient confrontés au chômage, à la précarité et à l’absence de perspectives, poussant certains à envisager l’exil.
Pour le président du MRC, un plan Marchall est indispensable afin d’intégrer pleinement cette jeunesse et de pouvoir participer davantage à la construction de l’avenir du pays.
La sortie de Stéphane Muadi Van marque ainsi la volonté du MRC de s’affirmer davantage dans le paysage de l’opposition congolaise et de faire valoir sa participation dans les éventuelles consultations politiques à venir.
bosco Kiaka


