Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, jeudi 11 juin 2026, la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à la pêche et à l’aquaculture, après l’examen et l’adoption du rapport présenté par la Commission Environnement, Développement durable, Ressources naturelles et Tourisme.
Cette adoption marque une étape décisive dans le processus législatif de ce texte considéré comme une réforme majeure pour le secteur halieutique congolais. Les sénateurs ont voté en faveur de cette proposition de loi à l’issue des débats et amendements intervenus en séance plénière.
Initiée par l’Honorable Député national Sosthène Maombi Katsongo, élu du territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu, cette proposition de loi vise à doter la République démocratique du Congo d’un cadre juridique moderne capable de mieux encadrer les activités de pêche et d’aquaculture, tout en favorisant une gestion durable des ressources halieutiques.
Parmi les personnalités présentes lors de cette importante séance figurait Madame Patricia Maisha Ishingwa, Présidente du REDIC-AWFISHNET-RDC, experte en ressources halieutiques, point focal du ministère de la Pêche et de l’Aquaculture auprès des acteurs non étatiques et co-auteure de plusieurs réflexions ayant contribué à l’élaboration de cette réforme.
Très engagée dans le plaidoyer pour la modernisation du secteur, Patricia Maisha a suivi l’évolution de ce projet de loi depuis son examen à l’Assemblée nationale jusqu’à son adoption au Sénat. Pour elle, cette étape constitue une avancée historique pour des milliers de pêcheurs, mareyeuses, transformatrices de poissons et aquaculteurs à travers le pays.
« Cette adoption représente une victoire pour tous les acteurs du secteur de la pêche et de l’aquaculture. C’est une avancée majeure qui ouvre la voie à la modernisation du secteur et à une meilleure valorisation de nos ressources halieutiques », a-t-elle déclaré.
Selon les promoteurs du texte, la future loi prévoit notamment la mise en place de mécanismes et d’institutions capables de soutenir financièrement le développement de la pêche et de l’aquaculture, tout en encourageant les investissements nationaux et étrangers dans ce domaine stratégique pour l’économie congolaise.
Cette réforme revêt une importance particulière dans un pays où le secteur de la pêche reste encore régi par un décret datant de 1987, signé sous le régime du Président Mobutu Sese Seko. Depuis près de quatre décennies, les acteurs du secteur réclamaient un cadre légal adapté aux réalités actuelles et aux défis du développement durable.
La nouvelle loi entend promouvoir la gestion responsable des ressources halieutiques, renforcer la sécurité alimentaire, améliorer les conditions de travail des communautés de pêcheurs et faire de l’aquaculture un véritable levier de croissance économique.
Après son adoption par le Sénat, le texte devra être transmis au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour promulgation.
Dans l’attente de cette dernière étape, Patricia Maisha invite l’ensemble des acteurs du secteur à rester mobilisés afin d’accompagner la mise en œuvre de cette réforme qu’elle considère comme « une révolution pour la pêche et l’aquaculture en République démocratique du Congo ».
Pour le REDIC-AWFISHNET-RDC, l’adoption de cette proposition de loi constitue un signal fort en faveur du développement durable, de la souveraineté alimentaire et de l’amélioration des conditions de vie des communautés dépendantes des ressources halieutiques du pays.
Bosco Kiaka







