Depuis la soirée du vendredi 10 au samedi 11 avril 2026, une information largement relayée sur les réseaux sociaux fait état d’un présumé détournement de fonds à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kisantu (ISTM/Kisantu). Selon ces rumeurs, l’administrateur des budgets de l’établissement serait en fuite après avoir emporté d’importantes sommes d’argent, évaluées en millions de francs congolais et en milliers de dollars américains.
À ce stade, aucune preuve formelle ne permet de confirmer ces allégations. Contactée par le journaliste Bosco KIAKA, la direction générale de l’ISTM Kisantu appelle à la retenue et à la vérification des faits avant toute conclusion.
Le Directeur général, Gérard Nzuzi Kapella, indique ne pas être en mesure de confirmer une quelconque disparition de fonds. Il précise qu’une vérification est en cours au niveau des comptes de l’établissement, notamment auprès des banques partenaires, afin de faire toute la lumière sur la situation.
Selon lui, les procédures financières en vigueur au sein de l’institution ne permettent pas un retrait de fonds sur simple initiative individuelle. « Les opérations de retrait nécessitent au moins deux ou trois signatures autorisées, avec des justificatifs précis », a-t-il expliqué, soulignant que, jusqu’à présent, aucune anomalie n’a été officiellement constatée.
Cependant, cette affaire intervient dans un contexte marqué par l’absence prolongée de l’administrateur des budgets nommé sur l’arrêté ministériel, identifié comme Efraim Masina, également chef de travaux au sein de l’établissement. Selon la direction, ce dernier est injoignable depuis environ deux semaines, ce qui suscite des inquiétudes au sein du comité de gestion.
D’après les informations fournies, l’intéressé aurait contacté un responsable académique pour signaler sa présence à Kimpese pour des raisons personnelles, avant que son téléphone ne devienne injoignable. À ce jour, les circonstances exactes de cette absence ne sont pas encore établies.
Face à la propagation rapide des rumeurs, la direction affirme avoir engagé des démarches pour vérifier la situation financière de l’institution, tout en évitant de tirer des conclusions hâtives. Elle insiste sur la nécessité de ne pas associer automatiquement cette absence à un quelconque acte de détournement, en l’absence d’éléments probants.
Par ailleurs, cette situation intervient alors que l’ISTM Kisantu traverse déjà une période difficile, marquée par la suspension des activités académiques et para-académiques décidée par le ministère de tutelle, à la suite des mouvements de revendication des étudiants. L’établissement totalise ainsi plusieurs semaines sans cours, ce qui suscite des inquiétudes quant au respect du calendrier académique.
Alors que les échéances de défense et de collation des grades étaient initialement prévues dans les mois à venir, ce climat d’incertitude risque d’accentuer les retards déjà observés les années précédentes.
En l’absence de communication officielle détaillée de la part des autorités académiques, surtout que cette établissement souffre de la communication Externe, la confusion persiste au sein de l’opinion. Dans ce contexte, plusieurs voix appellent à privilégier la transparence, le dialogue et la diffusion d’informations vérifiées afin d’éviter toute désinformation susceptible d’aggraver la situation.
BOSCO KIAKA


