La course à la deuxième vice-présidence du Sénat en République démocratique du Congo connaît un tournant décisif. La sénatrice Marianne Bakiele Meso a annoncé, mercredi 1er avril, le retrait de sa candidature à cette élection, laissant ainsi le champ libre au sénateur Norbert Basengezi Katintima, désormais candidat unique.
Ce poste est resté vacant depuis la démission du sénateur Modeste Bahati Lukwebo, ouvrant la voie à une nouvelle recomposition au sein du bureau de la chambre haute du Parlement.
Dans une correspondance adressée au bureau du Sénat, Marianne Bakiele Meso a expliqué que sa décision s’inscrit dans le respect des orientations de l’Union sacrée de la nation (USN), plateforme politique majoritaire qui a désigné Norbert Basengezi comme candidat commun.
« Fidèle et loyale à la vision du Chef de l’État, je ne peux que me conformer à cette décision », a-t-elle déclaré, exprimant sa reconnaissance envers les sénateurs et sénatrices qui avaient soutenu sa candidature, notamment dans le cadre de la promotion de la représentativité féminine au sein des institutions.
Malgré son retrait, la sénatrice Bakiele a réaffirmé sa détermination à continuer à défendre la place des femmes dans les instances décisionnelles, en particulier au sein du Sénat. Son geste est perçu comme un acte de discipline politique, mais aussi comme une illustration des dynamiques internes à la majorité au pouvoir.
Norbert Basengezi en position favorable
Avec ce retrait, Norbert Basengezi Katintima se retrouve désormais seul en lice pour le poste de deuxième vice-président du Sénat. Sa désignation comme candidat unique de l’Union sacrée renforce ses chances d’accéder à cette fonction stratégique.
Ce développement intervient dans un contexte où certaines voix, notamment au sein du regroupement politique AFDC-A, ont exprimé leur surprise quant au choix porté sur sa candidature, estimant que ce poste leur revenait après la démission de leur autorité morale.
Sauf retournement de situation, l’élection du deuxième vice-président du Sénat devrait se dérouler sans véritable compétition, avec un candidat unique issu de la majorité parlementaire.
Cette évolution illustre une fois de plus l’importance des arbitrages politiques internes au sein de l’Union sacrée, autour de la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi donc La tenue du scrutin est prévu le vendredi 03 avril 2026.
Bosco Kiaka

