Une vive polémique entoure actuellement la scène politique congolaise, marquée par ce que certains qualifient de campagne de diabolisation visant le sénateur et patriarche Norbert Basengezi Katintima. Face à cette situation, Patricia Maisha Ishingwa, présidente du parti politique Bâtisseurs du Genre pour le Progrès Social (BGPS) signataire de la Charte de l’Union Sacrée et membre de la plate-forme Masuka Saini (AN,A24,A25) est montée au créneau ce vendredi 20 mars 2026 pour dénoncer ce qu’elle considère comme un complot politique et haine mal placée.
Figure féminine influente et notable du Sud-Kivu, Patricia Maisha affirme que cette campagne serait orchestrée par des adversaires politiques au moment où le nom du sénateur circule avec insistance pour occuper le poste de deuxième vice-président du Sénat, laissé vacant après la démission volontaire de Modeste Bahati Lukwebo.
Selon plusieurs sources au sein de l’Union Sacrée de la Nation, cette éventuelle désignation, bien que non encore officialisée, suscite déjà des tensions dans les milieux politiques. Des attaques médiatiques et sur les réseaux sociaux ont ainsi été lancées contre Norbert Basengezi Katintima, visant à ternir son image et à compromettre ses chances d’accéder à ce poste stratégique.
Les détracteurs du sénateur évoquent notamment les sanctions américaines prises en 2019 à son encontre, alors qu’il occupait les fonctions de vice-président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), en lien avec des irrégularités ayant entaché le processus électoral de 2018. D’autres critiques portent également sur sa crédibilité politique.
Pour Patricia Maisha, ces accusations relèvent d’une manipulation de l’opinion. Elle insiste sur le fait que le sénateur n’a jamais été condamné par la justice congolaise et qu’il jouit pleinement de ses droits civiques et politiques. Elle rappelle que son élection a été validée conformément aux lois de la République, après examen par les institutions compétentes, notamment la Cour constitutionnelle et la commission de validation des mandats du Sénat.
« Je m’insurge contre cette campagne de diabolisation et de manipulation menée par des personnes mal intentionnées. Le sénateur Norbert Basengezi Katintima est un patriote, loyal envers son pays et envers le Chef de l’État. D’ailleurs il est le Président du Caucus des sénateurs du Sud-kivu et de la Commission Défense et Sécurité du Sénat. Il mérite respect et considération », a-t-elle déclaré.
La présidente du BGPS souligne également le parcours et l’engagement du sénateur, qu’elle décrit comme un nationaliste ayant investi dans des secteurs sociaux essentiels tels que les hôpitaux, les écoles, les universités et les églises, au bénéfice des communautés.
Par ailleurs, Patricia Maisha plaide pour la levée des sanctions internationales visant Norbert Basengezi, estimant qu’un traitement équitable devrait lui être accordé, comme cela a été le cas pour d’autres personnalités politiques congolaises précédemment sanctionnées, notamment Lambert Mende et Evariste Boshab.
Elle appelle ainsi le gouvernement congolais à entreprendre des démarches diplomatiques auprès des partenaires internationaux en vue de lever ces restrictions.
Au-delà de ce cas particulier, Patricia Maisha invite la classe politique congolaise à privilégier l’unité et à abandonner les pratiques de dénigrement. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires majeurs à l’Est du pays, elle estime que les querelles politiques internes affaiblissent davantage la nation.
« Nous devons éviter les guerres de positionnement personnel. La politique de la haine est nuisible aux intérêts du pays. L’heure est à l’unité pour faire face aux défis auxquels la République est confrontée », a-t-elle conclu.
Cette sortie médiatique vient ainsi relancer le débat autour de la moralité politique, des critères d’éligibilité aux hautes fonctions publiques et du rôle des campagnes d’opinion dans la recomposition du paysage politique congolais.
Bosco KIAKA

