Après le refus du gouverneur Grâce Bilolo de répondre aux 17 questions posées par les élus provinciaux, une commission spéciale de sept députés a été constituée par le bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central pour examiner les faits qui lui sont reprochés dans le cadre de son interpellation sur la politique générale du gouvernement provincial.
La plénière du mercredi 12 novembre 2025, consacrée à l’interpellation du gouverneur sur initiative du député Cerlain Gonda, élu de Madimba, devait permettre à l’Assemblée de s’enquérir de la gestion de la province.
Cependant, l’absence du gouverneur Bilolo à cette séance a suscité de vives réactions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique locale, d’autant plus qu’aucune communication officielle n’avait été faite à l’issue des travaux.
Création d’une commission spéciale pour examiner les faits reprochés
Face à ce vide, les élus provinciaux ont décidé, lors de la séance du 14 novembre 2025, de mettre en place une commission spéciale temporaire chargée d’examiner et de documenter les faits présumés reprochés au gouverneur.
Dans une interview exclusive, le député Cerlain Gonda, initiateur de l’interpellation et membre de ladite commission, a précisé l’objectif de cette démarche :
« La commission a pour mission de vérifier, documenter et analyser objectivement les faits présumés, afin de permettre à l’Assemblée provinciale de prendre des décisions éclairées. »
S’exprimant sur l’absence du gouverneur, il a tenu à apporter une précision importante, adoptant un ton conciliant :
« Le gouverneur n’était malheureusement pas arrivé. Il a connu un empêchement à Kinshasa, pour une mission officielle. »
La commission, qui dispose d’un délai de 15 jours pour finaliser son rapport, est présidée par le député Mavungu Nsiku. Elle compte également parmi ses membres : Oméga Mbadu Manu comme rapporteur, Gilbert Salabiaku Et quatre autres députés représentant diverses circs du Kongo Central
La commission est appuyée par des experts techniques et des membres du secrétariat administratif de l’Assemblée provinciale.
Au terme de ses travaux, la commission soumettra un rapport détaillé au bureau de l’Assemblée provinciale, qui devra ensuite décider des suites à réserver à cette interpellation : poursuite de la procédure, clôture du dossier, recommandation de sanctions, ou invitation formelle du gouverneur pour une nouvelle séance.
par bosco Kiaka

