L’Université Pédagogique Nationale (UPN) a servi de cadre, le jeudi 05 février 2026, à une conférence-débat de haut niveau réunissant étudiants, corps scientifique et experts autour des grandes questions politiques et sécuritaires de la République Démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte académique que Madame Patricia Maisha, Présidente du parti BGPS, Coordinatrice de REDIC et formatrice certifiée AGOA, a marqué les esprits par une déclaration forte :
« La guerre sera finie, et elle est déjà finie. Il ne reste que les formalités des accords entre les deux parties. »
Cette prise de position, accueillie par de vifs applaudissements, traduit l’espoir d’un retour durable de la paix en RDC, particulièrement dans sa partie orientale.
Intervenante principale aux côtés de trois experts masculins, Patricia Maisha a développé le sujet : « Impact de l’occupation armée sur le processus de développement en RDC et la cohésion nationale », lors de cette conférence organisée par le Département des Sciences Politiques et Administratives de l’UPN.
Dans son exposé, elle a rappelé que depuis plus de deux décennies, l’Est de la RDC,notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri, demeure en proie à des conflits armés persistants, caractérisés par : la présence de groupes armés locaux et étrangers (ADF, M23, CODECO, milices communautaires), la faible présence de l’autorité de l’État dans certaines zones, l’exploitation illégale des ressources naturelles, les déplacements massifs des populations civiles.
Selon elle, cette situation alimente un cercle vicieux d’insécurité, de pauvreté, de violences et de sous-développement, freinant considérablement les efforts de reconstruction et de stabilisation engagés par le Gouvernement congolais.
Agression rwandaise et cohésion nationale
Patricia Maisha a également mis en lumière les conséquences de l’agression rwandaise sur le développement national, soulignant son impact négatif sur la cohésion nationale, la stabilité institutionnelle et la confiance entre les communautés.
Forte de son expérience en tant qu’ambassadrice de paix et participante à plusieurs cadres de résolution des conflits et processus de paix, elle a partagé sa vision d’une paix durable, fondée sur le dialogue, la justice sociale et le développement inclusif.
Dans sa communication, l’oratrice a insisté sur le rôle fondamental de l’université, et particulièrement de l’UPN, dans : la production de connaissances scientifiques sur les conflits, la formation de citoyens responsables et engagés, la promotion d’une culture de paix et de dialogue.
Elle a également souligné l’importance des leaders communautaires dans la médiation locale, la prévention des conflits et la reconstruction du tissu social.
Des échanges riches avec d’autres Experts
La conférence s’est tenue sous le thème général :
« Insécurité, occupation armée et processus électoral en RDC : regards croisés »,
avec la participation de quatre intervenants : Professeur Tshibanda : « Gouverner au-delà du mandat constitutionnel : responsabilité politique ou dérive institutionnelle ? » Maître Pacifique Nkunzi : « Quid du processus électoral dans le contexte sécuritaire actuel en RDC ? » C.T. Bukoko Mabengu, doctorant en sociologie politique et électorale : « Entre l’occupation rwandaise et le respect du mandat constitutionnel en RDC : enjeux, responsabilités et légitimité du débat public ».
Chaque expert a apporté un éclairage pertinent, suscitant une forte participation des étudiants lors des échanges questions-réponses,
Dans son interview, Patricia Maisha a salué l’initiative de cette conférence-débat, estimant qu’elle a permis de rappeler à la jeunesse estudiantine son rôle central dans la recherche de solutions durables à la crise sécuritaire à l’Est du pays.
Une intervention qui confirme sa place parmi les voix féminines influentes du débat politique, académique et citoyen en République Démocratique du Congo, et qui ravive l’espoir d’un avenir de paix et de stabilité pour la nation.
Par Bosco KIAKA








