La cité de Panu, située dans le territoire d’Idiofa, province du Kwilu, a été secouée par de violentes tensions ayant coûté la vie à trois personnes, dont deux policiers et un civil, dans la matinée du mardi 03 février 2026.
Face à cette situation dramatique, l’honorable Jolie Yama Nzalabar, députée nationale élue du territoire d’Idiofa et notable nationale du secteur Bulwem, est sortie de son silence pour exprimer sa profonde compassion aux familles endeuillées et appeler la population au calme.
Selon les informations recueillies sur place, les tensions ont éclaté à la suite de l’arrestation de trois chefs de jeunes, communément appelés kuluna, par les forces de l’ordre. Ces arrestations ont suscité la colère de leurs partisans, entraînant des affrontements entre des groupes de jeunes et la Police nationale congolaise.
Entre 6h00 et 8h45, des coups de feu ont été entendus dans plusieurs quartiers de la cité. Les échauffourées se sont rapidement étendues aux environs du commissariat de police et de l’hôpital local, plongeant la population dans la peur.
D’après une alerte du Père Don-Bosco Mikwa, missionnaire oblat de Marie Immaculée à Panu, le bilan provisoire est alarmant :
« La cité s’est mal réveillée. Deux policiers ont perdu la vie, un civil a été abattu et plusieurs autres civils sont grièvement blessés. Le calme n’est pas encore totalement revenu, et des habitants traversent la rivière Kasaï pour se mettre à l’abri. »
Le religieux a également signalé la paralysie totale des activités :
« Les écoles, les marchés et même les structures sanitaires ne fonctionnent plus. Les maisons se vident et la peur gagne la population. »
Il a en outre rapporté que certains détenus auraient été libérés lors des attaques contre les installations policières.
Dans un communiqué officiel, le bourgmestre de Panu, Zénon Mufele, a affirmé que l’autorité locale n’était pas impliquée dans ces événements :
« Nous ne connaissons ni l’identité ni la mission de ces assaillants. Aucune démarche n’a été entreprise auprès de l’autorité locale. Il n’y a aucune complicité de l’autorité de la place. »
Jolie Yama appelle à la paix et à une réponse encadrée
Très touchée par cette tragédie, l’honorable Jolie Yama Nzalabar a indiqué avoir eu des échanges téléphoniques avec les autorités locales et sécuritaires afin de s’enquérir de la situation et de contribuer à l’apaisement.
Elle a qualifié les événements de graves et préoccupants, relayant l’inquiétude des populations de Panu et appelant à des réponses urgentes et responsables.
La députée nationale a confirmé avoir alerté les autorités compétentes d’Idiofa et de Kikwit pour une intervention rapide, tout en plaidant pour une réponse sécuritaire encadrée et respectueuse des populations locales.
En tant que mère et élue proche de sa base, Jolie Yama a lancé un appel solennel au calme, invitant la population et les forces de l’ordre à privilégier la paix :
« La police est là pour sécuriser la population. Elle ne doit pas être perçue comme un ennemi, mais comme un partenaire de sécurité. »
L’honorable Jolie Yama a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et exprimé sa solidarité envers les blessés. Elle a promis de rester proche de la population de Panu, en apportant son appui et en plaidant pour une assistance urgente aux familles affectées.
Pendant ce temps, la cité de Panu demeure sous tension, dans l’attente d’un retour effectif au calme, tandis que les autorités provinciales continuent de suivre la situation de près.
par Bosco KIAKA




