La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) rejette la tenue d’un dialogue inclusif et plaide plutôt pour un dialogue qu’elle qualifie de constructif, fondé sur le respect de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et des intérêts du peuple congolais.
Dans une déclaration politique républicaine rendue publique ce vendredi 24 juillet, la plateforme a exprimé son opposition à toute démarche de dialogue susceptible, selon elle, d’associer des groupes armés ou des personnes impliquées dans des violences ayant coûté la vie à des Congolais.
Lors de la lecture de cette déclaration, la plateforme critique la démarche des confessions religieuses CENCO-ECC, dénonce la participation du C64, qu’elle accuse d’être allé quémander un dialogue au Burundi, et fixe plusieurs conditions préalables à une éventuelle adhésion à un dialogue national.
« Depuis notre création, la CPC s’est imposée comme le rempart des valeurs républicaines. Notre ligne de conduite est historique, constante et non negociable: nous pronons et défendons sans concession l’intégrité territoriale, l’indépendance et la souveraineté de la République Démocratique du Congo. L’histoire de notre pays nous enseigne que les dialogues en temps de guerre ont trop souvent été les laboratoires de notre propre affaiblissement. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous brisons le silence.
La CPC regrette que les confessions religieuses (CENCO et L’ECC) après avoir annoncé, avoir eu le quitus le chef de l’Etat sur la tenue d’un dialogue inclusif entre congolais, s’est précipitée à inviter le 064, ignorant que l’opposition politique en RDC est plurielle.
La CPC constate que la C64 après avoir quémandé le dialogue au Burundi, est passé au marchandage de ses revendications, prouvant que c’est une opposition en quête des gains personnels.
I. Face à la volte-face du pouvoir: Faiblesse ou compromis sur le dos du peuple ?
La CPC constate avec une profonde inquiétude la volte-face spectaculaire du pouvoir en place. Hier encore, le discours officiel se voulait ferme: ‘Pas de dialogue avec ceux qui agressent la République et massacrent nos populations ». Aujourd’hui. les portes s’offrent subitement à des négociations.
En tant qu’opposition républicaine, nous posons la question que tout le monde évite: Cette volte-face est-elle un aveu de faiblesse face à l’agresseur, ou le signe de compromis obscurs signés en coulisses au détriment de notre nation ?
La CPC met fermement en garde le pouvoir en place contre toute tentative de céder aux pressions extérieures pour nous imposer une paix de façade. Le mandat du peuple n’a jamais été de négocier notre dignité. Le pouvoir ne doit pas utiliser ce dialogue comme un bouclier politique pour masquer des concessions inacceptables. Nous observerons chaque geste, et nous n’accepterons aucun compromis qui trahirait le sang de nos martyrs.
II. L’inclusivité n’est pas une prime à la trahison: Plus jamais de mixage ni de brassage !
La CPC met solennellement en garde les organisateurs de ce forum. Pour notre plateforme, l’inclusivité ne sera jamais un prétexte pour blanchir les ennemis de la patrie ou pour offrir un tapis rouge à ceux qui ont choisi les armes pour endeuiller les Congolais.
Comment imaginer s’asseoir à la même table que des belligérants coupables de crimes de sang? Comment dialoguer avec Corneille Nanga, le M23, ou l’ombre de l’alliance de ceux qui pactisent ouvertement avec le Rwanda pour balkaniser notre pays? L’inclusivité s’arrête là où commence la trahison de la patrie !
N’oublions pas l’histoire | La CPC rappelle que le peuple congolais porte encore les stigmates des dialogues passés. Nous disons haut et fort que nous ne tolérerons plus jamais les formules suicidaires du « mixage » et du « brassage ». Ces mécanismes, imposés jadis sous prétexte de paix, n’ont eu pour seules conséquences que la désorganisation méthodique et l’infiltration criminelle de nos forces de défense. L’armée est le sanctuaire de notre souveraineté, elle ne se négocie pas. Ceux qui ont retourné leurs armes contre la patrie relèvent des tribunaux, pas des tables de négociation.
III. Alerte sur le piège constitutionnel et territorial
La CPC attire l’attention de l’opinion nationale sur un danger imminent. Certains acteurs cherchent à exploiter des brèches ou des interprétations fallacieuses pour justifier des concessions territoriales sous prétexte d’obtenir la paix.
Connaissant l’attitude cynique de l’agresseur rwandais qui utilise des Congolais pour ses fins machiavéliques, la position de la CPC est inflexible: le peuple congolais n’acceptera aucune cession, même pas d’un centimètre carré de notre territoire, peu importe les pressions ou les textes brandis. La paix ne s’achète pas en vendant la patrie. Quiconque s’engagera dans la voie de la capitulation territoriale trouvera la CPC et le peuple congolais sur son chemin.
La CPC ne prendra que part un quelconque dialogue que si et seulement si:
- La souveraineté de la RDC, son indépendance et son intégrité territoriale ne sont négociable ni aujourd’hui ni demain ni à jamais!
- La création d’un TPI contre les crimes commis en RDC depuis plus de trois décennies
- La définition de la génétique du pouvoir, de la démocratie et de l’Etat de droit 4. Le démantèlement de groupes maffieux étrangers qui ont élu domicile en
RDC, contre la corruption et le détournement de fonds publics
- Retrait immédiat, sans condition, de gré ou de force des troupes rwandaises de la RDC
IV. Appel de la CPC à la vigilance tous azimuts du souverain primaire
À nous, peuple congolais,
La CPC nous appelle à ne pas nous laisser endormir par les slogans d’une cohésion nationale factice qui cacherait un énième partage de gâteau entre élites politiques. L’agresseur tente aujourd’hui par la diplomatie et l’infiltration ce qu’il n’a pas pu achever par les armes.
Nous vous appelons à une vigilance tous azimuts. Restez debout. Observez chaque profil qui siégera à ce dialogue, analysez chaque résolution. Le destin de la RDC appartient au peuple congolais, et non aux officines politiques. Si ce dialogue dérive vers la trahison, c’est à vous, souverain primaire, aux côtés des forces républicaines comme la CPC, qu’il appartiendra de barrer définitivement la route aux fossoyeurs de la République.
Bosco Kiaka





