Un accident de circulation routière s’est produit ce mercredi 11 février 2026 dans le territoire de Gungu, province du Kwilu, au sud-ouest de la République démocratique du Congo.
Un véhicule de gros tonnage en provenance de Kikwit s’est renversé sur le tronçon Batshiamba–cité de Gungu, à environ six kilomètres de l’entrée de la ville. Le camion, chargé notamment de fûts de carburant et d’autres marchandises diverses, se dirigeait vers Kahemba lorsqu’il a été déséquilibré dans un bourbier, conséquence du mauvais état de la route en terre battue.
Selon des sources locales, l’état de dégradation avancée de cet axe routier aurait contribué à l’accident. La chaussée, devenue difficilement praticable, ne permettait pas une circulation stable du véhicule, qui a fini par se renverser et bloquer totalement le passage.
Aucun décès n’a été signalé. Toutefois, l’accident a entraîné une interruption complète de la circulation, affectant motos, véhicules légers et poids lourds. Parmi les engins immobilisés figurait une jeep Land Cruiser transportant une délégation de l’Agence congolaise de presse (ACP), de retour d’une mission de service à Gungu.
En attendant l’arrivée d’un tracteur pour dégager le camion, des jeunes de la localité ont entamé un cantonnage manuel pour tenter de rétablir partiellement le trafic.
Cet incident relance le débat sur l’état préoccupant de la route Batshiamba–Gungu–Kahemba, considérée comme un axe économique vital pour la région. Les habitants et les commerçants dénoncent depuis longtemps son impraticabilité, qui freine les échanges et renchérit le coût des marchandises.
Un appel urgent est lancé aux autorités nationales pour la réhabilitation de cette route stratégique. Selon certaines sources, des fonds auraient déjà été débloqués pour ces travaux, rendant l’inaction difficilement compréhensible pour les usagers.
En attendant des solutions durables, la population de Gungu et des environs continue de subir les conséquences d’une infrastructure routière en état de dégradation avancée, avec des impacts directs sur la sécurité et l’économie locale.
Bosco KIAKA




