Sept détenus se sont évadés de la prison centrale d’Idiofa, dans la province du Kwilu, le lundi 23 février 2026, selon des sources locales concordantes.
Les fugitifs auraient profité de la vétusté avancée des infrastructures et d’un dispositif sécuritaire jugé insuffisant pour quitter les lieux de détention.
D’après les informations recueillies, un seul policier était en poste au moment des faits, une situation qui aurait facilité l’évasion. L’un des détenus évadés a toutefois été rapidement repris par les forces de l’ordre, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les autres fugitifs.
Au-delà de cette évasion, la situation humanitaire au sein de la maison carcérale demeure critique. Plusieurs prisonniers seraient malades, dont un détenu gravement paralysé et atteint de malaria cérébrale, sans prise en charge médicale adéquate.
La vétusté des bâtiments, le manque de surveillance et l’insuffisance des soins de santé illustrent, selon des observateurs, la fragilité du système pénitentiaire local.
Face à cette situation, la société civile du Kwilu appelle à une réforme urgente et à l’humanisation des conditions de détention, non seulement à Idiofa, mais également dans d’autres établissements pénitentiaires du Grand Bandundu, notamment à Bulungu, Bagata, Gungu, Kenge et Inongo.
Les acteurs de la société civile estiment que l’amélioration des infrastructures, le renforcement du personnel pénitentiaire et la prise en charge sanitaire des détenus constituent des priorités pour éviter de nouveaux incidents.
Les autorités compétentes ont indiqué que des enquêtes ont été ouvertes afin de déterminer les circonstances exactes de cette évasion et d’identifier d’éventuelles responsabilités. Les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les détenus encore en fuite.
Cet incident relance le débat sur la sécurité et les conditions de détention dans les prisons de la province du Kwilu, où les défis logistiques et humanitaires demeurent préoccupants.
Bosco Kiaka

