Face à l’insécurité grandissante qui s’est installée dans plusieurs quartiers de Kisantu, le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacques Kiazolua, a pris une série de mesures fortes ce samedi 23 novembre 2025 afin d’endiguer l’hémorragie sécuritaire qui secoue cette partie du territoire de Madimba.

Accompagné des leaders locaux et d’une foule en liesse, le ministre a effectué une itinérance à Kisantu, visitant les maisons touchées lors des affrontements du 17 novembre 2025 . Il a ensuite poursuivi sa tournée dans trois quartiers de Kintanu , Kimbondo, Mfuki et Wete aujourd’hui considérés comme des zones rouges où le banditisme urbain et les affrontements entre groupes de jeunes se multiplient du jour au lendemain.
Durant plus de deux heures, Jacques Kiazolua a parcouru les avenues et échangé directement avec les habitants pour comprendre les sources profondes des tensions alimentées par certains jeunes créant une psychose permanente dans la ville.

Après cette descente sur terrain, le ministre s’est adressé à la population réunie au Foyer social de Kintanu. Il a particulièrement interpellé les parents des présumés kuluna, accusés de semer la terreur dans la cité, tout en bénéficiant parfois de la protection de leurs familles malgré leurs actes répréhensibles.
Au terme des échanges avec les habitants de Kimbondo, Mfuki et Wete, Jacques Kiazolua a déploré l’inefficacité de plusieurs chefs de quartiers, paralysés par une administration défaillante, un déficit de communication et une absence notoire de leur présence régulière sur le terrain. Certains, a-t-il remarqué, ont vieilli et d’autres n’habitent même plus dans les quartiers qu’ils sont censés encadrer. S’appuyant sur les multiples témoignages recueillis, le ministre a décrit une situation alarmante : « On ne peut plus parler de banditisme ; ce qui se passe ici, c’est de la criminalité », a-t-il déclaré avec fermeté.

Sur place, Jacques Kiazolua a annoncé plusieurs mesures fortes :
•Fermeture de tous les lieux de vente de chanvre, faute de quoi la police sera considérée comme complice.
•Création d’un sous-Ciat dans les quartiers concernés par l’insécurité, pour renforcer la présence policière et militaire ;
•Arrestation des présumés Kuluna et de leurs parents pour complicité ;
•Renforcement de l’administration locale dans les quartiers touchés ;
•Mise en place d’une équipe de maîtres volontaires, chargée d’appuyer les services de sécurité ;
•Création d’une cellule de réception des dénonciations, pour signaler toute personne suspecte dans les quartiers.
Jacques Kiazolua a exhorté la population à une collaboration sincère et active avec les autorités compétentes, invitant chacun à dénoncer les suspects et tout acte suspect, car ceux qui perturbent l’ordre public vivent au sein de la communauté et ne doivent plus bénéficier de silence complice et a également rappelé à l’Administrateur du territoire de Madimba, au commandant de la police de la ville d’Inkisi et aux chefs de quartiers la nécessité d’une coordination rigoureuse pour rétablir l’ordre.
Marley Mamona

