L’Assemblée provinciale du Kongo Central traverse une zone de turbulence. Six députés provinciaux sont dans le viseur de la commission spéciale d’enquête après les incidents violents survenus lors de la plénière du 6 octobre dernier. Ces événements, qualifiés d’actes de vandalisme par plusieurs élus, ont entraîné la destruction de biens matériels et des altercations physiques au sein même de l’hémicycle.
Selon le rapport présenté ce mardi 11 novembre par le député Joachim Mavungu Tsiku, président de la commission d’enquête, quatre députés sont particulièrement épinglés pour destruction de biens, coups et blessures volontaires et refus de comparution devant la commission.
Il s’agit de Georges Nlandu Ndoki, Désiré Kiendo Kiendo, Jelson Sisi Vimbi et Kimfuta De Mouton. Deux autres, Papy Mantezolo Diatezua et Ruphin Kisilu, sont accusés d’avoir refusé de signer leur procès-verbal après audition.
Lors de la plénière présidée par Victor Nsuami, le rapport a suscité de vifs débats entre élus. Certains députés ont plaidé pour des sanctions fermes afin de rétablir la discipline et préserver la crédibilité de l’institution, tandis que d’autres ont préconisé une approche plus conciliante.
Parmi eux, le député Atou Matubuana Nkuluki a appelé à « régler l’affaire en interne » pour sauvegarder l’image de l’Assemblée provinciale. « Il serait raisonnable de régler ces questions en famille et d’éviter toute légèreté dans notre travail », a-t-il déclaré.
Le président de l’Assemblée, Victor Nsuami, a quant à lui insisté sur la nécessité de rétablir l’ordre et la discipline :
« Les différends doivent être résolus par le débat intellectuel, pas par la violence. Il est nécessaire de sanctionner pour maintenir la discipline et éviter toute critique », a-t-il affirmé.
La séance a également été marquée par la projection des images des incidents du 6 octobre, permettant à l’ensemble des élus de constater l’ampleur des dégâts. Ces preuves visuelles ont renforcé la détermination du bureau à sanctionner les coupables.
La décision finale sur les mesures disciplinaires à appliquer sera rendue publique lors des prochaines séances plénières. Une démarche qui, selon plusieurs observateurs, traduit la volonté de l’Assemblée provinciale du Kongo Central de faire respecter ses règles internes et de restaurer la sérénité dans l’hémicycle.
par Bosco Kiaka





