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Sécurité

Kongo-Central : Jacques Kiazolua le ministre de l’Intérieur qui a fait taire l’insécurité à Kisantu

Kongofutur
Last updated: mars 19, 2026 10:23 am
Kongofutur Published mars 19, 2026
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En mars 2026, Kisantu, dans le territoire de Madimba, n’est plus ce qu’il était. Les habitants circulent librement, les marchés fonctionnent sans crainte et les quartiers autrefois marqués par les violences ont retrouvé leur calme. Près de cinq mois après les décisions prises par le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation, Jacques Kiazolua Mavakala, la sécurité s’est imposée comme une réalité visible et durable. Pourtant, quelques mois plus tôt, la situation était toute autre.

2025 : une année marquée par la peur

Au cours de l’année 2025, Kisantu, dans le territoire de Madimba, est progressivement devenu l’un des foyers d’insécurité du Kongo-Central. Dans les quartiers Kimbondo, Wete et Mfuki, les affrontements entre groupes de jeunes, appelés « show » et « américains », rythmaient le quotidien. Ces violences répétées s’accompagnaient de pillages, d’intimidations et de tensions constantes, rendant certains axes impraticables et plongeant la population dans une peur permanente. Les habitants limitaient leurs déplacements et vivaient dans l’angoisse. « Il y avait des jours où nous ne pouvions même pas sortir », témoigne un habitant de Wete, tandis qu’une mère de famille confie que leurs enfants ne pouvaient plus circuler librement.

Août 2025 : une prise de fonction dans l’urgence

En août 2025, Jacques Kiazolua est nommé ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité du territoire et Décentralisation, dans un contexte particulièrement tendu. À son arrivée, il hérite d’une situation sécuritaire fragile et d’une population en attente de solutions concrètes. Plutôt que d’agir dans la précipitation, il choisit d’observer, de consulter les acteurs locaux et d’analyser les causes profondes des violences. Cette approche lui permet de construire progressivement une stratégie adaptée aux réalités du terrain.

Octobre 2025 : les premiers actes forts

Au mois d’octobre 2025, les premières mesures concrètes sont engagées. En collaboration avec les instances judiciaires, des procès en flagrance sont organisés afin de sanctionner rapidement les auteurs de troubles et de réaffirmer l’autorité de l’État. Ces actions envoient un signal clair aux groupes violents et contribuent à restaurer progressivement la confiance de la population. Même sans présence immédiate sur le terrain, leurs effets commencent à se faire ressentir à Kisantu.

Novembre 2025 : le moment décisif

Le mois de novembre 2025 marque un tournant majeur dans la gestion de cette crise sécuritaire. Le 22 novembre, Jacques Kiazolua se rend à Kisantu pour une mission de terrain, au cours de laquelle il échange avec les habitants, les autorités locales et les forces de sécurité, quelques jours seulement après des affrontements ayant ravivé les tensions. Cette descente lui permet d’évaluer directement la situation et de finaliser une stratégie déjà mûrement réfléchie.

Des mesures fortes annoncées au quartier Kimbondo

Le même jour, au foyer social du quartier Kimbondo, épicentre des violences, le ministre réunit la population et les autorités locales pour annoncer une série de mesures fermes. Il décide notamment de la fermeture des lieux de vente de chanvre, tout en mettant en garde les forces de l’ordre contre toute forme de complicité. Il annonce également la création d’un sous-CIAT au quartier Mfuki pour renforcer la présence sécuritaire, le lancement d’opérations coordonnées pour traquer les groupes violents, le renforcement de l’administration locale, la mise en place d’une équipe de maîtres volontaires et la création de cellules de dénonciation dans les quartiers. À travers ces décisions, l’État affirme clairement son retour et sa détermination à rétablir l’ordre.

Décembre 2025 : le basculement

Dès le mois de décembre 2025, soit quelques semaines après l’annonce des mesures, la situation évolue de manière significative. Les groupes violents sont progressivement neutralisés, les affrontements cessent et la circulation reprend entre les quartiers. La peur recule et les habitants recommencent à vivre normalement, retrouvant peu à peu leur liberté de mouvement et leurs activités quotidiennes.

Mars 2026 : un calme installé

En mars 2026, près de cinq mois après les décisions prises en novembre, le constat est sans appel : le calme est installé. Dans les quartiers Kimbondo, Wete et Mfuki, les habitants circulent librement, y compris en soirée, et les activités économiques fonctionnent à nouveau sans perturbation majeure. « Aujourd’hui, nous pouvons circuler sans peur », témoigne un habitant de Mfuki, tandis qu’une habitante de Kimbondo affirme que le quartier respire à nouveau. Certains jeunes autrefois impliqués dans les violences ont même changé de trajectoire, reconnaissant que les mesures prises ont marqué un véritable tournant.

Une action qui s’inscrit dans la durée

Avec le recul, l’intervention de Jacques Kiazolua apparaît comme un moment déterminant pour Kisantu. En quelques mois, il a réussi à stopper une dynamique d’insécurité qui semblait s’installer durablement et à rétablir un climat de stabilité. Au-delà de la rapidité des résultats, c’est leur continuité qui retient l’attention, le calme observé s’étant maintenu dans le temps.

Dans les quartiers concernés, la reconnaissance de la population est manifeste. Les habitants saluent un changement concret dans leur quotidien et n’hésitent pas à exprimer leur satisfaction face aux résultats obtenus. « Ce que nous vivons aujourd’hui est un changement réel », affirme une habitante. Des évolutions similaires sont également observées dans d’autres localités du Kongo-Central, notamment à Boma, Kimpese et Mbanza-Ngungu.

Entre novembre 2025 et mars 2026, Kisantu, dans le territoire de Madimba, a connu une transformation notable. En l’espace de quelques mois, l’insécurité a reculé et le calme s’est installé de manière durable. Aujourd’hui, pour les habitants, ce changement est concret : la peur a laissé place à la tranquillité.

Marley Mamona

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