La Coordonnatrice nationale du Réseau pour le Développement Intégral du Congo (REDIC-AWFISHNET-RDC), Patricia Maisha Ishingwa, a salué le vote au Sénat de la de loi portant principes fondamentaux relatifs à la pêche et à l’aquaculture, après son adoption à la chambre basse du Parlement.
Cette étape franchie marque un tournant historique pour le secteur halieutique congolais. Après la présentation du rapport de la Commission Environnement du Sénat et le vote favorable des sénateurs, le texte sera officiellement transmis à la Présidence de la République pour promulgation par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour Patricia Maisha, experte en Gestion ressources halieutiques et Présidente du Réseau des acteurs non-etatiques œuvrant dans la pêche et Aquaculture cette avancée est le fruit de plusieurs années de plaidoyer mené par le REDIC-AWFishNet-RDC en faveur d’un cadre juridique moderne pour la pêche et l’aquaculture en République démocratique du Congo.
« Nous avons toujours cru que ce jour arriverait. C’est le résultat de plus de dix années de plaidoyer mené par le REDIC aux côtés des acteurs du secteur. Aujourd’hui, notre plaidoyer a pris corps et nous nous réjouissons de cette étape historique », a déclaré Patricia Maisha.
À cette occasion, la Présidente du REDIC-AWFISHNET-RDC a adressé ses vives félicitations au député national Sosthène Maombi Katsongo, initiateur de cette proposition de loi, pour son engagement de travailler en faveur d’un secteur longtemps négligé.
« Nous félicitons l’honorable Sosthène Maombi pour son engagement parlementaire. Grâce à sa détermination, la RDC est sur le point de se doter d’une loi moderne qui protégera et organisera durablement le secteur de la pêche et de l’aquaculture. Au nom des tous acteurs non-etatiques œuvrant dans la pêche et Aquaculture et toutes femmes pêcheuses, transformatrices de poissons, et de tous les membres du REDIC, nous lui exprimons notre profonde gratitude », a-t-elle ajouté.
Patricia Maisha a également rendu hommage à l’Assemblée nationale et au Sénat pour avoir accordé une attention particulière à cette loi qui donne une ouverture à plusieurs réformes du secteur en remplacement d’un simple décret obsolète datant de 1937.
Selon elle, cette future loi offrira un cadre juridique adapté aux réalités actuelles, favorisera les investissements, protégera les ressources halieutiques, améliorera les conditions de travail des acteurs de la filière et contribuera à renforcer la sécurité alimentaire ainsi que le développement économique du pays.
Le REDIC-AWFISHNET-RDC affirme désormais tourner son regard vers la Présidence de la République, dans l’attente de la promulgation de cette loi, considérée comme une réforme majeure pour l’avenir de la pêche et de l’aquaculture en République démocratique du Congo.
Bosco Kiaka

