Muanda, ce 1er avril 2026, Un mouvement de colère a été observé ce mercredi au village Kimuabi, dans le territoire de Muanda, où des pêcheurs se mobilisent pour dénoncer la saisie répétée de leurs équipements par la marine angolaise.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces pêcheurs exigent la restitution immédiate de leurs filets, pirogues et moteurs hors-bord, confisqués depuis plusieurs mois. Une partie de ce matériel serait détenue en Angola depuis l’année dernière, tandis qu’une nouvelle saisie a été enregistrée le 26 mars 2026, aggravant la situation.
Face à ce qu’ils qualifient d’injustice, les pêcheurs, accompagnés de leurs familles, ont entamé un mouvement en direction de la cité côtière de Muanda. Leur objectif est de déposer un mémorandum auprès des autorités locales afin d’obtenir une réponse concrète à leurs revendications.
Déterminés, les manifestants affirment qu’ils ne quitteront pas les lieux tant qu’une solution ne sera pas trouvée. Certains se disent même prêts à passer la nuit sur place avec leurs épouses et leurs enfants, signe de l’ampleur de leur désarroi.
« Pourquoi ce silence des autorités ? Nous partons à Muanda pour déposer un mémo et nous voulons, cette fois-ci, faire entendre notre voix. On n’en peut plus du mutisme des décideurs », a confié un pêcheur en colère.
Cette situation affecte gravement les activités de pêche, principale source de revenus pour de nombreuses familles de la région. La perte ou la confiscation des équipements plonge plusieurs ménages dans une précarité accrue, dans un contexte déjà difficile.
Les pêcheurs appellent les autorités congolaises à s’impliquer activement pour résoudre ce différend et engager des discussions avec la partie angolaise afin d’éviter la répétition de ces incidents.
Ce mouvement de protestation met en lumière les tensions récurrentes dans les zones maritimes frontalières entre la RDC et l’Angola, ainsi que la nécessité d’un encadrement plus strict et d’une coopération bilatérale efficace pour protéger les intérêts des pêcheurs congolais.
BK avec KM




