Une prière d’envergure nationale suivi du lancement d’une campagne a été élevée pour la République démocratique du Congo, samedi 13 février 2026, à l’occasion d’un culte-concert live organisé par l’église « Mon Âme Loue l’Éternel » conduite par le frère Patrice Ngoy Musoko. L’événement s’est tenu au Stade Tata Raphaël (ex-Stade Massamba-Débat), dans la commune de Limete à Kinshasa.

Placée sous le thème « L’Amour du Congo », cette grande rencontre spirituelle a réuni des milliers de fidèles, des personnalités publiques ainsi que des autorités politico-administratives. Une forte délégation de déplacés de guerre venus de l’Est du pays, aujourd’hui réfugiés à Kinshasa, a également marqué sa présence. Tous menu d’un drapeau symbole du pays sont venus prier pour une nation meurtrie par l’insécurité persistante dans l’Est, notamment face aux violences attribuées aux rebelles du M23/AFC, accusés d’être soutenus par l’armée rwandaise.

Du haut de la chaire, le frère Patrice Ngoy Musoko a d’abord salué les efforts diplomatiques du Président de la République, ainsi que l’engagement du gouvernement et des Forces armées dans la défense de l’intégrité territoriale.
Expliquant le choix du thème « L’Amour du Congo », il a insisté sur la nécessité pour chaque Congolais d’aimer sa patrie, d’éviter toute forme de trahison et de cultiver un esprit de patriotisme fondé sur les valeurs chrétiennes.
« La RDC est une nation chrétienne qui loue l’Éternel. Dieu ne l’abandonnera jamais », a-t-il déclaré, affirmant sa foi en la fin prochaine de la guerre. Il a dénoncé une guerre « injuste » menée, selon lui, pour les richesses naturelles dont Dieu a doté le pays, et a plaidé pour un retour effectif de la paix à travers la prière et l’unité nationale.
Le prédicateur a appelé les fidèles à former un bloc derrière les dirigeants afin de soutenir les efforts pour la stabilité et la souveraineté du pays.
Nathalie Aziza Munana appelle à la solidarité envers les déplacés
Prenant également la parole, Nathalie Aziza Munana, Ambassadrice universelle de la paix, servante de Dieu et présidente de la Fondation Calixte Munana, a salué l’initiative du frère Patrice Ngoy Musoko.

Engagée de longue date dans l’humanitaire, notamment en faveur des orphelins, des veuves et des personnes vivant avec handicap, elle a encouragé le peuple congolais à unir ses forces dans la prière pour le retour de la paix à l’Est. Elle a également lancé un appel à la communauté kinoise pour soutenir les déplacés de guerre vivant dans des conditions précaires dans la capitale.
Dans une déclaration lue par leur représentant, les déplacés ont exprimé leur reconnaissance pour ce moment de communion spirituelle qui leur a permis de retrouver un peu d’espoir.

Ils ont cependant décrit les conditions difficiles auxquelles ils font face à Kinshasa : manque de logement, insuffisance alimentaire et absence d’encadrement structuré. Plusieurs vivent dans des églises, des écoles ou d’autres lieux publics transformés en abris de fortune.
Tout en plaidant pour une prise en charge humanitaire accrue, ils ont surtout insisté sur la nécessité du retour effectif de la paix afin de regagner leurs territoires actuellement occupés par les groupes armés. Ils ont également sollicité l’organisation d’un grand concert réunissant plusieurs hommes de Dieu pour prier spécifiquement pour la paix à l’Est.
Une série de concerts annoncée dans les 24 communes
Pour sa part, Patricia Maisha, fidèle de l’église « Mon Âme Loue l’Éternel » et originaire de l’Est du pays, a indiqué que ce concert marque le lancement d’une série d’activités spirituelles visant à prier pour la nation prévues dans les 24 communes de Kinshasa.

Touchée personnellement par les conséquences de la guerre, elle accompagne une délégation de victimes réfugiées dans la capitale. Pour elle, « la prière est une arme pour le retour de la paix à l’Est de la RDC ».
Convaincue que la fin du conflit est proche, elle a rendu hommage au frère Patrice Ngoy Musoko pour la réussite de cette première initiative et exprimé sa foi en une RDC restaurée.
Par ce concert « L’Amour du Congo », les organisateurs ont voulu transformer la douleur collective en espérance, plaçant la foi, l’unité et le patriotisme au cœur de la quête pour la paix et la stabilité en République démocratique du Congo.
Bosco KIAKA

















