La cité de Kisantu, dans le territoire de Madimba Kongo Central, a de nouveau été secouée par une vague d’insécurité ce lundi 17 novembre 2025. Entre 9 heures et 12 heures, trois groupes rivaux de Kuluna les « Chopicho », les « Américains » et les « Arabes » ont orchestré des attaques synchronisées dans plusieurs quartiers, plongeant la population dans la panique durant plusieurs heures.
Selon les informations recueillies par Kongo Futur, les assaillants ont agi en plein jour, ciblant habitations, boutiques, cabines téléphoniques et passants, sans rencontrer d’opposition notable des forces de l’ordre.
Au quartier Mfuki, les avenues Bansundi, Bambata, Bamboma, Bantandu et Bandibu ont été particulièrement touchées. Dans le quartier voisin de Kimbondo, les violences ont frappé les avenues Mansiala, Mandrandele, Mobutu, Ebeya et Basuki.
Ces artères, toutes situées derrière le terrain de Mfuki, ont été le théâtre de pillages, de vols et d’actes de vandalisme décrits comme « d’une cruauté inouïe » par plusieurs témoins.
Après quelques semaines de calme apparent, cette résurgence de violences a surpris de nombreux habitants qui espéraient un retour progressif à la stabilité.
Les dégâts matériels sont importants : portes et fenêtres défoncées, marchandises emportées, cabines téléphoniques détruites,maisons saccagées.
La population, déjà habituée à une insécurité persistante, vit désormais dans la crainte permanente d’une nouvelle attaque. « On ne dort plus. On ne sait pas quand ils reviendront », témoigne un habitant de Mfuki.
Ces incidents relancent les interrogations sur la capacité des autorités locales à protéger les citoyens. Plusieurs résidents dénoncent l’absence de la Police nationale congolaise (PNC) durant les trois heures qu’ont duré les affrontements.
Face à la montée des violences, les habitants de Kisantu pressent l’administrateur du territoire de Madimba de prendre des mesures urgentes en collaboration avec le ministre provincial de l’Intérieur, Jacques Mavakala, ainsi qu’avec la PNC et les FARDC.
Il leur est demandé d’agir de manière coordonnée pour rétablir l’ordre et mettre fin aux exactions récurrentes attribuées aux groupes « Chopicho » et « Américains ».
En attendant une réaction forte des autorités, un climat de peur règne toujours dans cette partie du Kongo Central. Les habitants espèrent une action rapide et efficace pour empêcher la répétition de tels actes et restaurer la sécurité dans leur cité.
KF/BK

